L'article du mois

Bienvenue sur l'article du mois de Février ; nous allons nous intéresser à la mythique "Coccinelle" et à son histoire riche en rebondissements.

Nos amis, Bernard et Nicole, en sont les heureux propriétaires et bien d'autres...

Suivez le guide !

La Volkswagen "Coccinelle" est la première automobile construite par le constructeur allemand Volkswagen (qui signifie voiture du peuple en allemand).

Produite en 1938, elle est conçue par l'ingénieur autrichien Ferdinand Porsche à la demande du chancelier Adolf Hitler alors à la tête du 3ème Reich allemand.

Outil de propagande pour le régime national-socialiste, elle devient remarquable dans le monde de l'automobile pour sa diffusion et sa longévité.
Elle dépasse, le 17 février 1972, le record de vente des véhicules vendus détenu par la Ford T avec plus de 21 millions d'exemplaires vendus à travers le monde.
Différents types ont été construits (1100, 1200, 1300, 1500 et 1600) en rapport avec la cylindrée des différentes motorisations.
En raison de ses formes très rondes, elle est souvent surnommée affectueusement «le scarabée» notamment en Angleterre et « la coccinelle » en France.
Créée en 1938, elle ne fut commercialisée qu'en 1946 en raison de la guerre.
Un peu d'histoire nous apprend que dès 1933, Adolf Hitler souhaite faire de l'industrie automobile le fer de lance de sa politique.
Alors que Ferdinand Porsche est âgé de plus de 50 ans, qu'il vient de quitter Daimler pour monter son propre cabinet d'étude avec l'idée de créer sa propre marque, il a lui aussi le souhait de proposer une automobile bon marché pour les masses populaires.
Il définit le cahier des charges suivant : moteur à l'arrière, châssis poutre, roues indépendantes et barres de torsion.

Il s'associe avec NSU et développe un 4 cylindres à plat développant 30 ch pour atteindre 115 km/h.

Les lignes de ce prototype s'arrondissent et s'abaissent. Mais NSU le lâche trop préoccupé à construire des motos et c'est le dictateur, Adolf Hitler, qui signe un contrat avec Ferdinand Porsche et finance cette nouvelle voiture afin « de permettre au peuple d'accéder à la mobilité individuelle ». Hitler fixe son prix maximum à 1000 Reichsmarks pour être accessible au plus grand nombre. L'achat  d'un  véhicule  se faisait par

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souscription, chaque acheteur épargnant sur un livret spécial jusqu'à concurrence du prix fixé par L’État. Les acheteurs seront malheureusement floués à l'arrivée de la seconde guerre mondiale, les outils de production étant réquisitionnés par les militaires...

L'entrée en guerre de l'Allemagne interrompt tous ces projets.

A la fin de la guerre, un jeune officier britannique mandaté par les alliés, s'évertue à remettre en marche les chaines de montage endommagées par les bombardements. L'état-major des forces d'occupation lui passe commande de 20 000 véhicules. Cependant, c'est Heinrich Nordhoff qui relance le production de la Coccinelle et qui mettra en œuvre un excellent service après-vente qui contribua à son succès.

Dès sa commercialisation, le succès de la coccinelle est phénoménal et une grande partie de la production part aux États Unis. Les femmes américaines apprécient particulièrement ce modèle, plus coquet et maniable que les grosses cylindrées.
Le véhicule est largement diffusé au Brésil, en Afrique du Sud et au Mexique.

La production de la Coccinelle d'origine s'arrêtera d'abord en Europe en 1970 et dans le reste du monde en 2003. Le longévité de ce véhicule est exceptionnelle. De "nouveaux" modèles seront néanmoins commercialisés.

Son immense succès commercial est dû à ses qualités techniques mais aussi grâce à sa médiatisation. Elle fut la vedette des studios Walt Disney avec la série « un amour de coccinelle ».

Elle fait aussi de nombreuses apparitions au cinéma et à la télévision dans « the arrival », « Transformers » ou « Bumblebee ».

La fabrication de la coccinelle et de toutes ses déclinaisons s'interrompra en 2019.


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En décembre,  nous nous sommes intéressés à la  DeLorean  que nos amis Hugues et Bénédicte ont acquis récemment. Hugues a souhaité apporté plus de précisions sur l'historique de sa superbe voiture, Hugues la parole, ou le plutôt le stylo est à toi...

John Zacharie DeLorean (né le 06 janvier 1925 - mort le 9 mars 2005) était le fils d'un immigré Roumain.
Il fait ses études à l'Université ''Lawrence Institute of Technologie'', reconnue pour la qualité de ses designers. Il en sort diplômé en Ingénierie Mécanique.
Il continue ses études à la ''Chrysler Institute'' d'où il sera diplômé Ingénieur en Automobile. Dans le même temps, il suit aussi des cours du soir à l'Université du Michigan pour obtenir un MBA en 1957
Après avoir été le Patron de Pontiac en 1965, (ou il conçoit et fabrique les 1er ''Big Bloc'' : les Pontiac Le Man, la GTO et la Firebird) puis de Chevrolet en 1969, il deviendra en 1972 le plus jeune vice-président de General Motors.
Il élabore, en voulant damer le pion à Porsche, celle qui s'appellera plus tard la DMC 12 en référence à la voiture devant être vendue $12 000 (mais qui en coutera au final $25 000).
Elle devait être équipée de tous les organes de sécurité actuels (pare-chocs et châssis à déformation, freinage supérieur, protections du passager...).
Il choisit Colin Chapman (Lotus) pour le châssis et la suspension issus de la Lotus Esprit,
et Giorgetto Giugiardo (Italdesign) pour la ligne, en conservant les portes papillon qu'il voulait avoir.
John Delorean veut réaliser ''La Voiture Morale'', axée sur la sécurité et l'environnement, et dont les matériaux choisis (acier inox) seraient un gage de longévité.
Ce principe de durabilité était en opposition totale avec les grands constructeurs GM et Ford, dont l'objectif était de vendre aux clients, un véhicule neuf tous les cinq ans !
Le projet est donc refusé par la direction générale de GM, et il part en 1975, pour fonder sa propre marque, DMC ''DeLorean Motor Company'', qui devait à l'origine s'appeler DSV, pour ''DeLorean Safety Vehicle''
Une 1ere levée de fonds lui permet de réaliser les prototypes en Mars 1976, de la DMC 12.

J. Z. DeLorean devait construire ses voitures à Porto Rico ou il avait trouvé des aides financières. L'Irlande du nord, dans un marasme économique total, lui fait alors un pont d'or en lui offrant une subvention de plus de Cent Millions de Dollars pour réaliser son site de production.
L'usine de 61 000m² est construite à partir de mars 1978 et la production débute en 1981, le premier modèle sortant le 21 janvier 81, de l'usine DeLorean Motor Company (DMC) de Dunmurry, banlieue de Belfast ou travaillent 2 500 personnes.
L'étude d'origine proposait l'utilisation d'un moteur à piston rotatif (de type Wankel), monté à l'arrière. Mais la Société COMOTEUR qui produit ces moteurs, arrête la production.
Le premier prototype sera équipé d'un 4-cylindres Citroën, qui se révèle insuffisamment puissant.
la solution retenue se porte finalement sur le moteur V6 PRV à injection (élaboré par Peugeot, Renault, Volvo), qui est déjà homologué aux États-Unis, et qui répond notamment aux drastiques normes
anti-pollution.
Les premières voitures qui arrivent aux USA sont mal assemblées car la main d'œuvre embauchée était inexpérimentée dans le domaine de l'automobile. Il faut donc les démonter partiellement et les réassembler dans des ''Quality Center'' ouverts à cet effet.
DMC prend une mauvaise image de marque et pour y pallier, offrira 5 ans de garantie !
Dans le même temps, une première crise pétrolière fait préférer aux Américains, les petites voitures Japonaises aux autos trop gourmandes.
Le 19 octobre 1982, il est arrêté pour trafic de stupéfiants (25 kg de cocaine pour $24 millions) trafic qui devait pallier les difficultés financières de l'entreprise. Il est libéré en Aout 84 à la suite d'un non-lieu, l'affaire ayant été montée de toutes pièces par le FBI pour le faire tomber.

Cet épisode fait bien sûr penser à l'aventure de Preston Tucker en 1949.
Fin 1982 la DMC fait faillite et cesse toute activité. La centaine de DMC-12, partiellement assemblées, est terminée et vendue sur le marché jusqu'en 1983 par la société Consolidated International,.
 

Seulement 8 300 à 8 500 (selon les sources) ont été produites et il en resterait à ce jour, environs 5 200 dans le monde, dont plus de 80% aux US.

Anecdote et Filmographie: La "Compagnie Américan Express" désirait vendre une centaine de DMC-12 plaquée Or 24 Carats. Seulement deux ont été vendues au prix de : 85 OOO$. La première a été acquise par Roger Mize, le Président de la "Snyder National Banque". La voiture a résidé pendant une vingtaine d'années dans le hall de la banque et porte le numéro VN "4301". L'autre fut acquise par un entrepreneur, Sherwood Marshall et porte le numéro VN "4300". Le texan, Stephen Wyne rachète la marque DMC et le stock de pièces détachées en 1995. L'entreprise basée dans la banlieue de Houston, assure le remplacement et la livraison de pièces détachées originales ainsi que la recréation de pièces sur mesure pour les propriétaires de DeLorean DMC-12. Plusieurs distributeurs sont présents en Europe. La nouvelle popularité de la DeLorean DMC-12 est due à la trilogie : Retour vers le futur (1985-1990), où elle sert de machine à remonter le temps. Dans le premier film, le Dr Emmett Brown (interprété par par Christopher Lloyd, inventeur de la machine à remonter le temps, indique avoir choisi la DeLorean, pour sa carrosserie en acier inoxydable mais également pour sa beauté. Selon ses dires : "Quitte à voyager dans le temps au volant d'une voiture, autant en prendre une qui ait de la gueule". On peut également en voir dans les séries : " Cold case, Alerte Cobra, deux flics à Miami...", dans les films : " Demain, on se marie, Albert à l'Ouest", dans un film publicitaire français pour Bénénuts de 2011, dans un sketch de ''Made in Groland'' , dans le film ''The Last Man on Earth'', et dans le film '''Ready Player One'', de Steven Spielberg de mars 2018.


Fiche Technique :

Coupé Sport 2 portes, 2 places ; Carrosserie fibre de verre et Acier Inox Brossé
Longueur : 4,22m ; Largeur : 1,85m ; Hauteur : 1,14m ; Poids : 230kg
Moteur : V6 PRV en Aluminium en position centrale AR. Cylindrée :2 851cm3, 2 Arbres à cames en tête
Essence avec injection électronique Bosch K-Jectronic
Puissance 130 cv - Couple 22 m/kg à 2 750 T/mn
Boite de vitesse : Manuelle 5 rapports ou Option Automatique ZF à 3 Rapports
Transmission : Propulsion - 4 Roues indépendantes
Vitesse maxi 201 km/h
Accélération : 0 à 100 km/h en 9,5 s
Freins: 4 disques hydrauliques
Vitres électriques - Air Conditionné et Radio-Casettes Stéréo avec 4 haut-parleurs
Consommation : 10à 15l/ 100km
La DMC-12 passe de 0 à 100 km/h en 8,8 secondes en boite manuelle, et en 10,5 secondes avec la boite de vitesses automatique, chiffre mesuré par le magazine Road & Track.